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Le
camp n'est pas en mesure de tenir et se désagrège tôt, après avoir
subi quelques pertes (2 morts et 17 blessés ou prisonniers). Les
éléments dispersés se regroupent le lendemain, plus au nord (Tour
Carrée - Ferme Jonathan), sur une position plus favorable où se
sont installées, le 18 août, deux compagnies de Seloncourt, Vandoncourt
et Audincourt, bientôt rejointes par les éléments du groupement
du Doubs-Lizaine (Région d'Héricourt).
Le
Maquis du Lomont est né.
Première attaque :
Le 22 août, dans la matinée, les éléments précurseurs occupés à
aménager le maquis sur la crête Brisepoutot - Tour Carrée - Ferme
Jonathan, sont violemment attaqués.
Dès 8 heures, les avant-postes sont accrochés par des fantassins
allemands qui débouchent des coteaux boisés de Brisepoutot. Bientôt
la lutte se généralise, le contact semble être pris sur tout le
front nord du maquis. Les Allemands occupent la Tour Carrée. La
lutte se cristallise autour de ce fortin, obligeant ces derniers
à l'abandonner vers 11 heures. Les pentes de Brisepoutot sont alors
le théâtre d'une lutte acharnée ; les combattants se glissent le
long des haies et mitraillent les Allemands retranchés dans les
fermes et leurs dépendances.
A midi, la situation se stabilise dans un calme relatif. Une nouvelle
menace se précise : des chars ont traversé Pont De Roide, ils sont
signalés à Noirefontaine
et montent au Lomont. Ainsi l'attaque par le nord se double d'une
attaque par le sud. Il s'agit donc bien d'une opération sérieuse
montée par un ennemi résolu à tuer dans l'oeuf le Maquis du Lomont.
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