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Georges Cuvier

Naturaliste

Georges Cuvier dont la famille est originaire de Montécheroux, fut un grand naturaliste.

Il existe au centre du village, une maison datée de 1461, et qui fut le berceau de la famille Cuvier. La façade de la maison a peu changé, elle est toujours parée de ses fenêtres à meneaux et d'une jolie porte. Seule la partie située en bas et à droite a été modifiée. Cette maison abrite aujourd'hui la boucherie Cedoz. A l'arrière de la maison, on pouvait admirer encore au début du siècle, une tour octogonale, avec en son sein, un escalier de pierre. Hélas, cette tour a été détruite et n'a pas légué de trésors.

Charles Duvernoy fait descendre Georges Cuvier de Nicolas époux de Blaisine Broissard, installé au XVIème siècle à Villars-sous-Dampjoux et dont le fils Claude, tanneur comme son père se serait réfugié à Montécheroux vers 1594 pour cause de persécution religieuse.

C'est ce Claude qui aurait été le père de Jacques Cuvier le pasteur dont la lignée est celle du grand zoologiste et paléontologiste Georges Cuvier qui se prénommait en réalité Jean-Léopold-Nicolas Cuvier, né le 23 août 1769 à Montbéliard et mort à Paris le 13 mai 1832.

Ses ancêtres de Montécheroux sont donc :

- Claude Cuvier, dit Claudot, né avant 1535, qui fait son testament en 1605 et demande à être enterré avec ses prédécesseurs au cimetière de Montécheroux.

- Huguenin Cuvier, né vers 1560, décédé en 1610, receveur de son Altesse de Wurtemberg, pour la seigneurie de Clémont à Montécheroux.

- Jacques Cuvier, né en 1589 à Montbéliard où ses parents s'étaient réfugiés au moment de l'invasion des Guise en 1588.

- Jehan Cuvier, né à Chagey en 1628, décédé en 1675, chirurgien, maire et prévôt d'Héricourt.

- David Cuvier, né en 1666, décédé en 1743, greffier, tabellion, notaire à Blamont, greffier et notaire impérial à Montbéliard.

- Jean-Georges Cuvier, né à Blamont vers 1715, décédé en 1795. Il fit une carrière militaire.

Georges Cuvier commençe ses études à Montbéliard, à l'école Française qui laissa sa place à la Caisse d'Epargne. En général, cette école formait des pasteurs et les préparait à l'Université de Tûbingen. Georges Cuvier à l'âge de quatorze ans sort troisième de cette école, rang qui lui interdit de se consacrer au sacerdoce. Il va alors poursuivre ses études à Stuttgart.

Ecolier peu fortuné, il avait recopié toutes les illustrations de Buffon. Il avait dessiné les oiseaux et les avait recouverts de plumes, montrant ainsi son penchant pour l'histoire naturelle.

A son entrée à Stuttgart, Georges Cuvier ne connaissait pas la langue allemande. Quelques mois après, il remportait un prix d'excellence à un examen. Il aimait parler l'allemand et l'italien, mais disait-il "tout cela ne vaut pas le patois de mon pays..."

En 1787, il quitte Stuttgart, emportant les deux plus hautes récompenses : la médaille d'or et le titre de Chevalier des Petits Ordres. A cette période, la Révolution française gronde et effraie les rois d'Europe et les princes de Wurtemberg. Ainsi Cuvier, avec tous ses diplômes, ne peut prétendre à une situation dans l'administration wurtembergeoise. Grâce à son ami Georges Parrot, il trouve une place de précepteur à Caen, et passe des heures dans le jardin du jeune Achille d'Héricy.

Il trouve une multitude d'espèces inconnues, les classe, les dessine. A Caen, il entre en relation avec un marchand de poissons qui lui réserve toutes les espèces rares. Ses annotations concernent plus de cent espèces. Ce travail sera la base d'un grand ouvrage : "Histoire Naturelle des Poissons". A Fécamp, il continue son travail de recherches et donne des cours de botanique. Comme savant, il est nommé Agent National pour la recherche et la fabrication du salpêtre.

Bientôt, il est invité à Paris. Il quitte la Normandie chargé de documents en février 1795. A peine installé, le 2 juillet 1796, il fait venir son père âgé de quatre-vingts ans et son frère Frédéric. Dès lors, d'après Frédéric Mulhenheim, la chronologie de sa vie s'établit comme suit.

Son oeuvre est immense, elle se compose de 142 mémoires, rapports, discours sur des matières aussi diverses que la zoologie, le règne des vertébrés, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, l'anatomie et la psychologie comparée, les ossements fossiles, l'histoire des sciences physiques et naturelles, la géographie, une quantité de discours éloges, des centaines de mémoires sur l'instruction publique. En outre il a publié:

Tableau Elémentaire de l'Histoire Naturelle des Animaux (1798)

La Ménagerie du Muséum d'Histoire Naturelle (An IX)

Leçons d'Anatomie Comparée avec Duméril (1800)

Rapport Historique sur le Progrès des Sciences Physiques depuis 1789 (1810)

Recherches sur les Ossements Fossiles des Quadrupèdes (1812, 1821,1825)

Le Règne Animal distribué d'après son Organisation (1817)

Mémoire pour servir à l'Histoire et à l'Anatomie des Mollusques (1817)

Discours sur les Révolutions de la Surface du Globe (1825)

Histoire Naturelle des poissons avec Valenciennes

 
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