Tourisme, le pays, les villages...EconomieVie locale et servicesPays et collectivités localesHistoire, culture, natureContact et liens
 
Dita Parlo

La consécration :

L'AtalanteIl n’est pas question de donner ici une liste exhaustive des films dans lesquels Dita a joué, mais seulement d’en mentionner les plus marquants. C’est tout d’abord L’Atalante tourné en 1934 avec Jean Dasté et Michel Simon, sous la direction de Jean Vigo, film célèbre en France et dont le succès est toujours considérable auprès du grand public et surtout des jeunes. Il fut suivi d’un autre film beaucoup moins connu, mais d’une très grande beauté, Rapt, mis en scène par B. Kirsanoff. Dita y interpréta avec grand talent le rôle principal en compagnie de Vital et de Nadia Sibirskaia. Tiré du roman de Ramuz, La séparation des races, ce film mériterait d’être repris sur les écrans aujourd’hui.

Ce fut ensuite, en 1936, la version française de Mademoiselle Docteur, mise en scène par G-W. Pabst, avec une pléiade de très grands acteurs tels que Pierre Blanchar, Pierre Fresnay, Charles Dullin, J.-L. Barrault, Louis Jouvet et Viviane Romance. L’année suivante, elle jouait le même rôle dans la version anglaise du film, avec comme partenaires John Loder et Erik von Stroheim.

Cette même année, en 1937, sortit un des plus célèbres films de Jean Renoir, La Grande Illusion, dans lequel Dita incarna le seul rôle féminin important, en compagnie des grandes vedettes de l’écran que sont Pierre Fresnay, Jean Gabin, Erik von Stroheim et d’autres. En 1937 encore, elle interpréta L’Affaire du Courrier de Lyon en compagnie de Pierre Blanchar, Charles Dullin, J. Copeau, Dorville, etc. En 1938, elle tint La Grande Illusiondes rôles marquants dans toute une série de films Ultimatum, Paix sur le Rhin, La rue sans joie, ainsi que dans un film en version italienne, La signora di Monte-Carlo.

Choisie par Léonide Moguy pour son film L’empreinte du dieu, en 1939, Dita se voit retirer le rôle en plein tournage, à cause de sa nationalité. Elle est née allemande et la guerre vient d’éclater ! Pour respecter le contrat qu’elle avait signé avec le producteur du film, elle avait refusé de quitter la France où elle vivait depuis tant d’années, pour se réfugier à l’étranger où ses amis lui conseillaient de se rendre. Elle aurait pu partir pour les Etats-Unis où Orson Welles l’avait engagée pour un film qui ne devait jamais être réalisé. Lorsqu’elle voulut le faire, on lui refusa l’autorisation de quitter la France.

 

 
Retour à la page principaleRetour à la page précédentePage suivante