| |
L'enfance
et l'adolescence
Le lendemain de sa naissance, le petit François-Jules Stanislas
est baptisé à l'église de Blamont. Il est en
effet issu d'une famille catholique pratiquante, qui prend part
à la vie de la paroisse et se montre généreuse
pour les travaux de construction et d'embellissement de l'église.
Ainsi, la soeur de François Jules est marraine en 1841 d'une
cloche qui porte le nom suivant: "Chrétienne est mon
nom, catholique mon surnom". François Jules sera donc
tout naturellement élevé dans la religion catholique,
dont il se détournera ensuite...
"Le
petit François, comme on l'appelait alors car il avait un
frère plus agé, Louis, mort il y a une trentaine d'année...
le petit François était un beau petit garçon
de 8 à 9 ans à l'air éveillé, dont les
franches prunelles bleues montraient une hardiesse et une volonté
qui en faisaient un petit bonhomme pas du tout ordinaire" (Discours
de M. Bernard, Pharmacien Principal de première classe des
armées, devant la Société des Amis de Montbéliard
à Paris, le 10 février 1894) Ce petit bonhomme va
à l'école primaire catholique de Blamont, à
côté de l'église catholique actuelle.
A onze ans, il entre au Lycée de Besançon, le 20 octobre
1854. Il le quitte le 31 décembre 1861 avec le titre de bachelier
es lettres. A cette époque en France, moins de 5000 lycéens
par année obtiennent ce titre. L'enseignement secondaire
coûte cher, et seuls les enfants de familles aisées
y ont véritablement accès.
François-Jules
ne figure pas sur les listes des internes du lycée. Très
vraisemblablement loge t'il chez Mme Pierrette Huguet, sa tante
maternelle, épouse de Jean François Huguet, industriel
en tannerie. Durant son adolescence, François-Jules voit
son cousin Jules Huguet (qui va devenir son beau-frère en
épousant Joséphine Viette) embrasser une carrière
de Procureur Impérial, et ses cousines épouser l'une
un avocat, l'autre un greffier du Tribunal de Besançon. Peut-être
ce contexte familial est-il à l'origine de son orientation
vers des études de droit ?
François Jules fait à Besançon.... "de solides
études dans les sciences et les lettres malgré une
tendance toute naturelle à rire des règles rigoureuses
de la prosodie latine".
Viette gardera par la suite des liens avec son ancien lycée
et avec l'Association des anciens élèves du lycée
de Besançon.
|
|