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Les
études à Paris, le journalisme
Après
le lycée de Besançon, Jules Viette part continuer
ses études à la faculté de droit de Paris.
Il y passe ainsi six années, fréquentant le Quartier
Latin, haut lieu du monde étudiant où il semble avoir
mené une vie "de joyeux drille" . Il obtient une licence
en droit, diplome nécessaire pour entrer dans la magistrature.
Il mène aussi la vie d'un étudiant très engagé
dans l'opposition révolutionnaire, hostile au Second Empire
et commence alors son activité journalistique qui sera son
véritable métier. Il écrit dans Candide, "petit
journal satirique qui s'attaquait bravement au régime impérial"
selon Charles Beauquier, député du Doubs et ami de
Viette. Candide est aussi le journal du mouvement blanquiste. L'engagement
de Viette aux côtés de Blanqui témoigne des
idées radicales qu'il exprime
alors.
Il
fait partie des cadres du mouvement, et à ce titre est chargé
de préparer les manifestations violentes contre l'Empire
dans un but insurrectionnel (selon Michel Cordillot). Il aurait
également participé à l'évasion de Blanqui
de sa prison. Fin 1868, les troupes blanquistes rassemblaient à
Paris 800 hommes, dont 100 armés (M. Cordillot).
Pendant son séjour parisien, Jules Viette est initié
en 1864, à 21 ans, à la Loge "la Fraternité
des Peuples", du Grand Orient de France, où il retrouve
quelques uns de ses amis révolutionnaires.
Jules Viette rentre (précipitamment ?) au pays en 1869. Il
milite tout aussi activement contre l'Empire, puis contre Thiers
et les Versaillais.
Il
écrit dans "Le Doubs" dont il est le fondateur avec Charles
Beauquier (député du Doubs), journal républicain
, "petite feuille régulièrement interdite par la préfecture...imprimée
nuitamment avec le concours de politiques enragés...." selon
Coindre qui était très hostile aux républicains
(in: Le Vieux Besançon). Il participe à la fondation
et écrit également dans d'autres journaux ou brochures,
comme Le Républicain de l'Est, ou La République Franc
Comtoise. Plus tard il fondera le journal Le Quatorze Juillet.
Sous l'empire, puis après la défaite de 1870 et de
la Commune, il s'expose à quelques ennuis. "Il y avait quelque
danger à tenir une plume, surtout une plume hardie et frondeuse...
aussi que de procès, que d'amendes ! " (Beauquier, député
du Doubs).
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