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Jules Viette

Jules Viette, ministre de l'agriculture et de la forêt

Il est dit généralement que Jules Viette, au cours de son passage au Ministère de l'Agriculture, réforme l'Administration Forestière. Cela est vrai, et ne semble pas s'être fait sans mal....si l'on en juge par les polémiques que l'action du ministre a soulevées.
- 8 jours après sa nomination, Viette décide par décret la suppression des Inspecteurs Généraux des Forêts. Cette décision reprend en fait une proposition de Viette alors qu'il était rapporteur du budget.
- par décret également, il retire la gestion du personnel aux directions techniques pour la rattacher directement au cabinet du ministre. Et ne se prive pas dès lors de réorganiser complètement les services, par mutations, mises à la retraite etc...
- Il se réserve d'autoriser lui-même toutes les dépenses des administrations de son ministère, mais revient sur cette décision.
- Il cherche à concilier (déjà) promeneurs, chasseurs et sylviculteurs, notamment en forêt de Saint-Germain...

Mais surtout :
- Il organise l'enseignement à l'Ecole des Barres ( Ecole d'Ingénieurs Forestiers), et fait de l'Ecole Forestière de Nancy une école d'application de l'Institut National Agronomique et de l'Ecole Polytechnique. Cette réorganisation de l'enseignement suscite l'hostilité de la caste des forestiers issus de Nancy. Grace à cette réforme les élèves "gardes généraux" perçoivent désormais un traitement.
- il donne un coup d'arrêt à la politique suivie en matière de conversion des forêts domaniales, remplacée par l'aménagement de taillis sous futaie.. Cette mesure est aussi controversée, notamment dans le Jura.
- il fait modifier plusieurs articles du Code Forestier, concernant la soumission au régime forestier, la police des forêts.

Jules Viette quitte le ministère de l'Agriculture le 22 février 1889. Son action "forestière" est diversement appréciée. Certains jugent qu'il a "apporté du remue-ménage" dans la vie administrative, et qu'il a manifesté "une solide antipathie pour les cadres supérieurs de l'Administration forestière, les inspecteurs généraux et les conservateurs en particulier" (in : Revue des Eaux et Forets).


 
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