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Histoire
d'éleveurs : Famille Bobillier
L'entretien
:
Dès que vous entrez dans cette ferme, c'est la main qui se
tend avec une franche cordialité, c'est l'odeur du café toujours prêt,
c'est l'invitation à partager un morceau de pain de campagne et du
comté sec et jaune, c'est la simplicité de ces gens qui, pour un court
moment, une heure ou un instant, vous donnent la place d'honneur à
la table familiale.
Nous sommes venus pour entendre leur histoire liée aux chevaux comtois.
Et il nous semble que dans cette pièce, le passé nous rattrape.
Et le père se souvient : |
 "Mes
parents élevaient des comtois. Les chevaux travaillaient la terre,
ils étaient moins gras et plus petits que maintenant. Les juments
portaient plus facilement. Les Haras ont alourdi la race avec une
sélection d'étalons, toujours plus gros. Aujourd'hui, j'ai une jument,
elle doit bien faire 1000 kg ! Le comtois est un cheval qui donne
confiance, docile, il est adapté aux travaux de la ferme. Les chevaux
me paraissent plus beaux à voir dans les labours que sur un champs
de course. J'aime
les voir travailler, qu'ils répondent à la voix. Même si l'on n'attelle
pas pendant un temps, ils ont la mémoire des gestes, sentent le bon
passage, là ou il faut ralentir ou au contraire appuyer. Parfois nous
tombons sur un récalcitrant qui rentre à la ferme traînant derrière
lui les traits ou la limonière !!!
Bien-sûr, les concours apportent aussi du bonheur quand on ramène
un prix. Comme Oeillette qui a fait deuxième en 1985 à Paris au salon
de l'agriculture. |
C'est la reconnaissance des produits. Nous avons aussi
retrouvé la trace d Idalgo, un poulain né chez nous et qui fait
la monte à la station de Gray". Le bon sourire, le regards
heureux de cette famille sans artifice, sans apprêt que vous vous
félicitez de connaître, vous donne envie de prolonger votre visite.
Exceptionnel et rare.
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L'anecdote illustrée :
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