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  Le Musée de la Pince

Le développement

L'industrie et l'artisanat du fer prennent un essor considérable au XVIIIème siècle.
En 1713, on comptait un seul coutelier au village. En 1778, 69 artisans exercent à Montécheroux dont 28 maîtres couteliers, 3 horlogers, 5 fabricants d'outils pour l'horlogerie, 10 tanneurs, 1 chapelier, 1 maréchal-ferrant, 3 cordonniers, 5 tisserands et 13 ouvrières en dentelle.

Vers 1776, grâce à Jonas Brand, un coutelier suisse de La Chaux-de-Fonds, Montécheroux va devenir un village de fabricants d'outils d'horlogerie.
Très vite, la production va se développer :

  • En 1805 la Maison Abram père et fils occupe 40 ouvriers.
  • En 1844, les Fabriques Poulignot, Gueutal, et Quélet avec 30 forges font travailler 260 ouvriers.
  • En 1868, on compte 15 petits ateliers et 300 ouvriers.
  • En 1883, 200 ouvriers travaillent pour 8 fabricants.

L'industrie du fer est florissante.
Les principaux clients sont les horlogers suisses.
Les livraisons se font à pied vers la Suisse.
On raconte qu'une femme de Montécheroux, La Bergère, de son vrai nom Amélie Cuvier dont le portrait trône encore chez monsieur Marcel Abry, se rendait chaque semaine à pied à La Chaux-de-Fonds, pour y livrer les outils commandés qu'elle portait sur sa tête. Les sentiers escarpés ramenaient la distance à une trentaine de kilomètres.

Petit à petit, les ouvriers de Montécheroux vont fabriquer des outils pour tous les métiers : bigornes, bocfils, tours, étaux à main, pinces à perforer les billets, pinces pour le téléphone, pinces à gaz : pinces pour tanneurs, pinces pour dentistes, pour maroquiniers, pour vitriers, pour couper les bagues, pour découper les hosties, pour moucher les chandelles... des milliers de modèles.

 
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