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  Le Musée de la Pince

De la fabrication à domicile à l'industrialisation

Ces pinces sont fabriquées à domicile, souvent par des paysans qui pratiquent la double activité. Peu à peu Montécheroux va s'industrialiser, le premier marteau-pilon date de 1892 et la première usine de 1918.

Les petits fabricants abandonnèrent peu à peu leur activité et dès 1926, la production est en grande partie l'œuvre de trois grands établissements industriels, trois usines ; Ducommun-Marti 97 ouvriers, Hugoniot-Tissot 143 ouvriers et Gueutal David fils 22 ouvriers.

La réputation de la pince de Montécheroux a franchi les frontières de toutes les parties du monde : Afrique du Sud, Amérique du Sud, États-Unis, Chine... Sa qualité partout reconnue est due à sa conception.

C'est une " pince maillée " et contrairement à la pince superposée dont les deux membres identiques sont assemblés après perçage par simple rivetage, la pince maillée est constituée d'un membre fendu, percé d'un œil quadrangulaire par lequel pénètre et où s'articule l'autre membre, le simple.

L'Opération délicate qui consiste pour le forgeur à introduire le simple dans le fendu s'appelle " le maillage ", d'où le nom de pince maillée, on dit aussi et plus justement peut-être pince entrepassée. Sa fabrication nécessite plusieurs étapes et on doit faire une petite distinction entre la pince artisanale et la pince industrielle qui ne diffèrent que par l'utilisation du pilon, des matrices, de la fraise, de la meule... Nous parlerons seulement de la fabrication artisanale.

 
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